Le pirapitinga

                            LE PIRAPITINGA

                           ( piaractus brachypomus) de la famille des characidés

 

Encore un pacou géant comme le tambaqui, bien que n'atteignant pas des mensurations comparables. Tout de même vingt-cinq kilos... Ce gros characidé essentiellement frugivore et granivore est également dans les faits omnivore, et ne dédaigne pas esches carnées, morceaux de poissons, crevettes, etc... On le capture assez fréquemment aux leurres, cuillers, poisson-nageurs et bien entendu au streamer qu'il assimile à un poissonnet ou en tout cas à quelque chose de comestible et vivant. Les locaux le capturent également selon la technique dite de la  " batida"( ref. chapître sur le tambaqui), car on le voit assez fréquemment gober et marsouiner sous les arbres fruitiers. Contrairement au tambaqui qui vit essentiellement dans les eaux calmes et en forêt inondée, le pirapitinga se rencontre souvent dans les eaux courantes, voire même dans les rapides où on peut l'imaginer, il devient extrêmement  difficile de le mettre au sec, d'autant plus que l'animal, est d'une vigueur inimaginable, que l'on pourait aisemment comparer à celle d'un carangidé à poids égal.

Le matériel:

mieux vaut prévoir costaud. Une canne de 10 est un minimum. Moulinet avec frein à disque, soie flottante pour les pêches  de surface avec imitations de graines, et plongeante, voie même flottante avec pointe plongeante à haute densité (200/400 grains) dans les zones de courant. Et avançon en nylon ou fluorocarbone de 50 Lbs minimum.

La technique:

Rechercher systématiquement les côtés concaves des virages sur les cours d'eau.  C'est dans ces secteurs que le courant véhicule le plus  de débris végétaux et de nourriture en général.  Pêche en surface sous les frondaisons, lorsque les pirapitingas sont en activité sur des graines ou fruits tombant des arbres. Plaquer la mouche afin d'attirer son attention, et laisser dériver. Vous risquez d'assister à de formidables gobages. Mais il s'agit d'une pêche assez aléatoire qui mérite un certain développement, il faut en convenir. Mais ça vaut la peine d'essayer... Plus rationnel: pêche des tenues des poissons assez faciles à repérer par leurs manège à la surface. Soie à pointe plongeante, lancer en amont des poissons ou des postes supposés , laisser couler sur deux ou trois mètres, et récupérer par saccades modérées. Gare à la " chataigne"... Quant à la défense du pirapîtinga, on a tout simplement l'impression de tenir un rocher qui donne des coups de tête à vous ébranler l'épaule...

 

les mouches:

Mouches à tarpon classiques, seaducers avec yeux lestés, de teinte générale orange à noire en passant par le mauve. En bref: des couleurs qui évoquent celles des fruits qui constituent la nourriture de base du pirapitinga. Les imitations d'alevins, de crevettes et de crabes et bien entendu de graines et de fruits peuvent également fonctionner.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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