Le matrinxã

             

Nom scientifique : (brycon spp) de la famille des characidés

Egalement appelé "moloko" en Guyane Française sur le Maroni. Encore un characidé. Ce poisson présente une incontestable allure de chevesne, y compris des mœurs assez analogues, avec une propension alimentaire pour les fruits, graines, mais aussi, insectes, alevins, crevettes. Méfiant comme son sosie européen, mieux vaut le pêcher avec des ruses de sioux. 

le matériel :

Canne de 9, soie flottante ou intermédiaire, moulinet de bonne qualité, bien garni en backing, car notre client est un sacré combattant qui peut allègrement atteindre, voire même dépasser les cinq kilos. Une  recommandation : utilisez un avançon en nylon de bon calibre ou en fluorocarbone. La mâchoire du matrinxã, armée de molaires est un véritable étau. 

la technique :

Exactement comme pour la truite au streamer dans les courants et à la nymphe à vue lorsque les conditions le permettent. Le martrinxã se déplace en banc dont le nombre d'individus est inversement proportionnel à leur taille. Quant à ses tenues, elles sont identiques à celles du... chevesne.

Les mouches :

Mouches-alevin (clousers, candies), mouches à bonefish, grosses nymphes lestées, crevettes, crabes à permit ( il y a énormément de crabes d'eau douce dans les cours d'eau amazoniens).

 

* matrinxã : prononcer matrincha 

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